Dans une semaine, l'Inter, avec un potentiel +13 en cas de victoire dans le derby, risque de se retrouver avec Milan à 5 points si Leao et ses coéquipiers venaient à s'imposer à l'Olimpico ce soir (cependant pas évident, sachant que Sarri a déjà éliminé les Rossoneri de la Coupe d'Italie à domicile). C'est une prémisse nécessaire à la lumière du match nul 1-1 entre l'Inter et l'Atalanta. Il n’y a aucune certitude que le championnat ait effectivement rouvert, mais il est certainement plein de poison. Et ce qui s'est passé hier à San Siro a convaincu Beppe Marotta d'ordonner le black-out de la presse : une décision prise après une réunion dans les vestiaires en présence de Chivu (expulsé par Manganiello pour protestation) et de son équipe ainsi qu'Ausilio, Baccin et Ferri. Two episodes at the center of the controversy. Dans l'ordre, la possible faute de Sulemana sur Dumfries sur le jeu de 1-1 donc le penalty n'a pas été accordé car Scalvini, au lieu de botter le ballon, frappe le pied droit de Frattesi qui l'avait anticipé sur le bord de Thuram. La différence entre les deux faits est évidente : sur le premier, les innocents et les coupables étaient divisés sur l'ampleur de la poussée de Sulemana vers le dos de Dumfries : une décision de terrain et Manganiello, qui avait initialement mis le sifflet à la bouche, a décidé de ne pas intervenir, alors que le VAR n'a détecté aucun contact entre les jambes des deux. Concernant le penalty refusé à l'Inter, la dynamique est conforme à la jurisprudence et c'est la principale raison de la colère des Nerazzurri. L'Inter contre Vérone (6 janvier 2024) a vu Fabbri accorder un penalty à son encontre pour un épisode similaire impliquant Darmian et Magnani, sans parler des nombreux penaltys accordés depuis l'introduction du VAR pour des épisodes similaires. Un autre élément clé dans les cahiers de doléances des Nerazzurri est le choix, par le désignant Rocchi, de mettre Gariglio, licencié par Can en 2023 pour des raisons techniques justifiées et réhabilité comme Varista, devant la vidéo. L'Inter se demande pourquoi l'examen du but a objectivement pris très longtemps, alors que celui du penalty n'a duré que peu de temps. Entre autres choses, Gervasoni et De Marco étaient présents pour la Can hier à San Siro et leur avis sur l'erreur commise dans l'épisode incriminé était apparemment unanime. Il est presque superflu de souligner comment la colère pour ce qui s'est passé contre l'Atalanta s'ajoute à celle pour l'éventuel penalty de Ricci dans le derby (mais là Rocchi a pleinement approuvé la décision prise par Doveri) : c'est aussi pour cette raison que, après le profil bas qui a suivi le KO contre Milan, il a été décidé de ne pas parler, révélant cependant en même temps un très fort mécontentement envers les décisions prises. Après avoir terminé l'introduction nécessaire et détaillée sur ce qui s'est passé à la fin, il convient de souligner quelques points sur le match encore liés à l'Inter. Le premier concerne l'absence de plus en plus grave de Lautaro en raison des buts qu'il garantit et, surtout, pour ses mouvements dans le développement de la manœuvre offensive : un problème rendu encore plus évident si Thuram est le joueur impalpable et même nuisible - en référence à l'éventuel faux double face à face avec Carnesecchi - vu hier. Un autre problème concerne l'état de santé : l'Inter arrive à la pause visiblement à court d'énergie physique et surtout mentale en raison d'un calendrier qui l'a vu jouer continuellement ces derniers mois. Des moments comme celui-ci se produisent chaque saison et gagner des matchs « sales » est essentiel pour arriver au bout les bras levés. Et hier, après tout, l'Inter avait marqué son but grâce à Pio Esposito avec la participation de Barella et, surtout, avec la collaboration de Carnesecchi qui aurait pu faire beaucoup plus à cette occasion. Cependant, l'Atalanta a eu le mérite incontestable de toujours rester dans le match, également grâce au choix de Palladino de revenir à l'ancien (c'est-à-dire le 3-4-2-1) après le 4-4-2 sans précédent vu contre le Bayern. L'entraîneur a également profité de la possibilité d'élever le niveau en seconde période grâce aux introductions d'Ederson et De Ketelaere et ce n'est pas un hasard si l'égalisation est née de l'initiative de trois joueurs entrés en seconde période, à savoir le Belge, Sulemana et Krstovic, auteur du tap-in gagnant. A ceux-ci, depuis son retour avec le Bayern, s'ajoutera Raspadori : excellente nouvelle également pour l'entraîneur Gattuso hier dans les tribunes.