Milan, le vrai Rabiot est nécessaire pour la Ligue des Champions. Sans Modric, Allegri selle son cheval fou

Milan, le vrai Rabiot est nécessaire pour la Ligue des Champions. Sans Modric, Allegri selle son cheval fou

May 06, 2026

C'est ainsi que Milan s'est retrouvé à conserver Adrien Rabiot. Mais quelle version du milieu français verra-t-on dimanche face à l'Atalanta ? A Milanello, tout le monde espère voir à nouveau ce cheval fou capable d'entraîner ses coéquipiers même dans les moments les plus intenses de ce championnat, car maintenant arrivent trois matches fondamentaux pour que Milan atteigne la Ligue des Champions, un objectif qui semblait désormais évident et qui - à la lumière des cinq derniers matches - doit être consolidé et atteint en combattant jusqu'au bout. Rabiot est l'auteur du seul but de Milan dans les 450 dernières minutes, celui de la victoire sur le terrain du Hellas Vérone qui a permis aux Rossoneri de remporter un match d'une importance capitale dans la course à la qualification pour la Ligue des Champions. Ne pas atteindre cet objectif serait une catastrophe absolue pour le club, ce qui entraînerait d’inévitables revers techniques et, peut-être, managériaux. Rabiot sait bien que sans Luka Modric sur le terrain, la flamme du leadership au milieu du terrain est entièrement entre ses mains car il est le seul joueur de calibre international dans ce rôle actuellement disponible pour Allegri. Mais, comme mentionné, il faudra un Adrien plus incisif et plus énergique pour réveiller toute l'équipe, qui apparaissait endettée physiquement, sans intensité dans ses actions et avec des déficits importants dans la phase de construction d'occasions de but. Rabiot peut être ce joueur capable de briser les matches en faveur de Milan et, en même temps, son cœur battant. L'équipe, en effet, semble évoluer au rythme et à l'intensité de l'ancien joueur de la Juventus et de l'Olympique de Marseille. S'il monte le régime moteur, alors le reste du groupe le suit aussi (ou une bonne partie). S'il se trouve toutefois dans une situation de noyage moteur, les difficultés augmentent de manière significative et visible, comme cela s'est produit à Reggio Emilia contre Sassuolo dimanche après-midi. Aussi parce que, sans la Ligue des champions, Adrien Rabiot pourrait aussi sérieusement réfléchir à son séjour à Milan. Jouer l’événement européen le plus prestigieux est un objectif de tous les grands joueurs (et Rabiot l’est). Ne pas y arriver ouvrirait des options que, pour le moment, personne à la Casa Milan ne voudrait envisager, mais le fantôme d'un éventuel échec se profile à l'horizon et ce sera aux joueurs et à Massimiliano Allegri de se déguiser en Ghostbusters, d'activer les pièges et d'emprisonner l'ennemi psychologique à l'intérieur, en allant marquer les points nécessaires pour bien clôturer la saison et ouvrir ensuite le chapitre des évaluations globales. Pendant ce temps, Massimiliano Allegri devra décider quoi faire au milieu du terrain. La performance d'Ardon Jashari en tant que meneur de jeu a été décevante et ce ne sera probablement pas le Suisse qui tentera de dicter le timing de la manœuvre contre l'Atalanta. Les principales options envisagées jusqu'à présent sont au nombre de deux : dépoussiérer Samuele Ricci dans son rôle naturel, celui de directeur dans l'entrejeu à cinq, en le mettant dans la position où il s'est fait remarquer à Empoli et à Turin, ou déplacer Youssouf Fofana au milieu et insérer Ruben Loftus-Cheek comme demi-ailier droit. Des situations qui seront étudiées, testées et complétées au cours des quatre prochains entraînements, avec un seul joueur clé que, aujourd'hui, Milan ne peut ignorer : Adrien Rabiot. Les chiffres indiquent que le numéro 12 du joueur de l'AC Milan a trouvé le moyen de marquer à l'extérieur avec plus de facilité qu'à San Siro (cinq de ses six buts ont été marqués par un public amical), mais il est maintenant temps d'inverser la tendance, également parce que les attaquants de l'AC Milan ont perdu le chemin du but. Ce ne sera pas facile, mais le moment est venu où Rabiot devra démontrer qu'il peut être le leader de l'équipe en l'absence (physiquement et techniquement) de ces autres joueurs qui devraient faire la différence et qui, au contraire, ne savent plus comment le faire.