Milan, attaque à refaire : les buts d'Allegri de Ramos à Vlahovic et les chiffres du Diable

Milan, attaque à refaire : les buts d'Allegri de Ramos à Vlahovic et les chiffres du Diable

April 28, 2026

MILAN - Le Diable a eu du mal à trouver un but. C'est ainsi que l'on peut résumer la longue période de difficulté qu'ont eu les attaquants milanais à trouver le chemin des filets. Un facteur non négligeable, que l'équipe de Massimiliano Allegri a compensé grâce à des tirs plus ou moins improvisés des défenseurs et des milieux de terrain, mais la crise des buts a atteint un point qui dépasse même l'administration ordinaire. La dernière fois qu'un attaquant milanais a pu faire la fête avec ses supporters et ses coéquipiers remonte à la 94e minute de Cremonese-Milan, avec le but de Rafael Leao pour porter le score à 0-2. Dès lors, un nuage noir désamorça tout le potentiel offensif résiduel de l’attaque de l’AC Milan, les chiffres de la seconde partie de saison étant littéralement impitoyables. En quinze journées, seuls seize buts ont été marqués contre douze encaissés. Une moyenne de 1,06 buts, ce qui place Milan à la douzième place du classement spécifique. Trop peu pour être compétitifs pour le titre et peu pour pouvoir vivre tranquillement vers la qualification pour la Ligue des Champions, étant donné que derrière les Rossoneri se trouvent la Lazio et Bologne (14 buts), Parme (13), Cagliari (12), Pise (11), Lecce (10), Cremonese et Vérone (6). Une souffrance qui se traduit également par seulement 6 buts, dont 16 marqués, inscrits par les attaquants. Avec deux buts, nous retrouvons Rafael Leao et Christopher Nkunku, tandis que Niclas Füllkrug a trouvé, pour l'instant, le seul but de Milan lors de la victoire 1-0 à domicile contre Lecce le 18 janvier. Sans parler de la moyenne des tirs cadrés lors des dix derniers matchs, Milan s'établissant à 3,6 tirs cadrés par match tandis que le rapport entre tirs et buts marqués (hors poteaux et barres transversales) s'élève à un but tous les 5,14 tirs cadrés du but adverse. Trop peu en effet et en regardant cette tendance, nous comprenons à quel point la première moitié de la saison a été fondamentale, au cours de laquelle Milan a marqué 32 buts en 19 matchs, juste derrière l'Inter avec 41. Ici, la moyenne était de 1,68 but actif par match tandis que les négatifs étaient de 15, Maignan encaissant un but à ses adversaires tous les 0,78 match tandis qu'au deuxième tour le chiffre s'élevait à 0,8 (mais avec encore quatre matchs à jouer). Le 3-5-2, pour peu qu'il soit appliqué avec un premier attaquant physique et un attaquant mobile, mettait également les autres joueurs en mesure de pouvoir marquer des buts. La crise a commencé à apparaître avec l'augmentation du temps de jeu du duo Pulisic-Leao, qui se retrouve souvent à effectuer les mêmes mouvements, occupant des zones presque identiques du terrain et laissant vide l'autre partie de la zone offensive. Ce qui n'est pas arrivé à Gimenez, même s'il était sans but, au début de la saison et lors des premières sorties à Füllkrug, mais l'Allemand a également connu une baisse de performance qui dure depuis des mois et pas seulement à cause de la microfracture du pied. Allegri sait bien qu'il doit amener le navire au port d'ici la fin mai, il lui faut deux victoires qui devront se faire même au prix de voir continuer la famine des attaquants, mais il faudra ensuite une analyse minutieuse, lucide et approfondie pour la saison prochaine. Et le résultat ne peut être qu'une révolution majeure dans le département offensif en vue de l'été, surtout si la formation adoptée est toujours le 3-5-2.