Le plan directeur d'Arbeloa pour sauver l'année du Real Madrid

Le plan directeur d'Arbeloa pour sauver l'année du Real Madrid

April 05, 2026

Alvaro Arbeloa manque de temps pour sauver sa saison. Hors de la Coupe du Roi, éliminé par Albacete, et avec la Liga dans une position presque chimérique, l'entraîneur joue pour la saison - et probablement plus - en Ligue des Champions, ce territoire où le Real Madrid trouve habituellement des arguments même lorsque tout le reste échoue. La défaite à Son Moix (2-1), pauvre en jeu et en nouvelles, a laissé l'équipe à sept points de Barcelone à huit journées de la fin. Une distance qui, plutôt que d’exiger de la cohérence, appelle à un retournement de situation. L’attention se porte donc naturellement sur le Bayern Munich, le prochain test et le véritable juge de la saison. La route est claire et raide Cinq matches de haut niveau si Arbeloa veut maintenir sa candidature sur le banc du Real Madrid. Deux duels contre le Bayern Munich en quarts de finale, deux autres dans une demi-finale qui pourrait les voir affronter le PSG ou Liverpool et une finale à Budapest qui semble aujourd'hui lointaine mais qui est le seul but qui compense l'effort. En Liga, ils ne peuvent que s'accrocher à un coup dur au Camp Nou et espérer que le leader s'effondre. D’après ce que nous avons vu à Majorque, cela ne nous invite pas à y réfléchir. Les chiffres n’aident pas non plus. La comparaison avec Xabi Alonso, qu'Arbeloa a remplacé sur le banc, n'est pas favorable. L'actuel entraîneur du Real Madrid a disputé moins de matchs (18 matchs contre 28 pour Alonso) et a déjà égalé son nombre de défaites : cinq (Albacete, Benfica, Osasuna, Getafe et Majorque). Une statistique qui, au Real Madrid, pèse lourd. Il y a eu une fausse aube après le revers contre Getafe (0-1) : l'élimination de Manchester City en Ligue des Champions et les victoires contre le Celta, Elche et l'Atletico Madrid ont montré une équipe reconnaissable, avec cinq victoires consécutives et une idée claire. Mais il n’a fallu que quelques manipulations pour que le mécanisme vacille. Le bloc qui a fonctionné -Valverde, Pitarch, Tchouameni, Guler, Brahim et Vinicius- a été modifié à Majorque : la suspension de Valverde, le repos de Vinicius et Pitarch et le retour de Camavinga, ainsi que le pari sur le jeune Manuel Angel, ont changé la balance. Et Mbappé est apparu, de retour de sa blessure au genou, comme le seul argument dans une première mi-temps où le Real Madrid n'était guère plus que son attaquant, stoppé par Leo Roman. De plus, lors du 1-0, Camavinga a été pointé du doigt pour son recul inexistant. Le reste ne s’est tout simplement pas présenté. Même les changements n’ont apporté aucune réponse. En seconde période, il n'y a eu aucune réaction et la seule lumière a été le retour de Militao, 24 matchs plus tard, avec une tête avec laquelle il a montré sa hiérarchie. Avec le Brésilien en forme, le centre de la défense a un propriétaire et Arbeloa devra décider qui cède sa place : Rudiger ou Rafael Obrador. Le temps, quant à lui, ne s’arrête pas. Arbeloa n'a que 48 heures pour refaire les choses devant le Bayern. Dans ce laps de temps, l’enjeu va bien au-delà du simple résultat. Avant le match contre Majorque, Arbeloa a parlé de son avenir avec une sérénité qui contraste avec le bruit de l'environnement : Je ne suis pas du tout inquiet. Je l'ai dit à plusieurs reprises : je serai là jusqu'au jour où le club voudra que je le sois. Je suis très content et mon seul objectif est d'aider les joueurs à remporter des titres. C'est ce que je veux, que le Real Madrid continue à gagner des titres. Je veux aider, faire ma part. Mais l'important est que le Real Madrid gagne. Quel que soit celui qui occupe ce fauteuil, je serai heureux si le Real Madrid gagne. Et c'est mon seul objectif. Et c'est là que réside l'enjeu, presque comme une vieille loi non écrite du Bernabeu : l'entraîneur vit dans le résultat et s'explique en Europe. Arbeloa a toujours cette porte ouverte. Ce n’est pas rien, mais cela ne donne pas trop de marge. À Madrid, en fin de compte, tout se résume à gagner et à arriver à temps. Prochaine étape, le Bayern Munich.