Un nouveau nom apparaît au casting pour l'entrejeu de la Juventus : celui d'Ilaix Moriba. La promotion 2003 - bien qu'elle n'ait que 23 ans - a déjà vécu deux vies de footballeur. Le premier en tant qu'enfant prodige à l'époque de Barcelone, quand à l'âge de 16-17 ans il apparaissait de la Masia dans l'équipe première avec l'étiquette de Yayà Tourè à nouveau. Une comparaison qui en dit long sur la considération dont jouit le joyau ibéro-guinéen. A tel point que la moitié de l'Europe le suivait : Leipzig l'avait conquis pour 16 millions, après avoir battu la concurrence de Liverpool et de certains clubs italiens (Inter et Milan). En Allemagne, cependant, les choses ne se sont pas déroulées comme prévu et le passage du talent sur la rampe de lancement à la starlette dans une spirale descendante a été court. Ces dernières années, on a cependant assisté à une renaissance entre Valence et surtout le Celta Vigo. Ce n'est pas un hasard si Moriba est désormais l'un des meilleurs métronomes de la Liga et a également attiré l'attention de la Dame. Les éclaireurs de la Juve, en fait, l'avaient déjà vu ces derniers mois et maintenant son nom peut redevenir pertinent même avec Giovanni Carnevali à la tête des opérations. Entre autres choses, le nouveau PDG de la Juventus entretient d'excellentes relations avec les agents du milieu de terrain. Ce facteur est tout sauf à sous-estimer sur le marché et peut représenter un joker précieux à jouer dans une éventuelle négociation. Nous verrons. Moriba a des temps de jeu et ces caractéristiques dans la salle de contrôle qui manquent actuellement dans la liste de la Juventus. Qualité et physique pour renforcer un milieu de terrain que Luciano Spalletti compte retoucher et remodeler cet été avec au moins quelques ajouts épais.