TURIN - Les comptes d'abord, d'accord. Le diktat imposé par l'UEFA, avec lequel la Juve devrait prochainement officialiser les derniers détails de l'accord de règlement, est clair et ne permet aucune exception. Un marché prudent, autofinancé par les ventes et fidèle à un principe en particulier : ceux qui arrivent en noir et blanc n'auront pas à peser un euro de plus que ceux qui, au contraire, font leurs valises. Mais Luciano Spalletti s'est montré tout aussi péremptoire envers la direction de l'entreprise : passons au dégraissage général, avec la vente d'au moins un gros acteur, mais attention à ne pas réduire les effectifs au minimum. Se faire illusion que le triple engagement, avec la Ligue Europa au lieu de la Ligue des Champions, pourrait être moins convaincant. Au contraire. L'Europe du jeudi soir, historiquement, a l'habitude de se révéler être un véritable piège logistique et physique. Retour tard dans la nuit, le vendredi pour décharger et le dimanche retour sur le terrain, souvent avec un seul véritable entraînement des jambes pour préparer le match. Juve, deux joueurs par poste : le plan de Spalletti pour affronter la saison Avec ces hypothèses - il va sans dire - il faudra contracter un système de rotation systémique et éprouvé qui n'implique pas de déclassement au niveau tactique. C'est pourquoi Lucio a clairement demandé à la direction une Juve A et une Juve B. Bref, au moins vingt interprètes de mouvement, deux par rôle et avec des standards techniques bien précis. Fini les compromis ni les solutions d’urgence, avec des joueurs adaptés à des portions de terrain jamais visitées dans leur carrière. Il suffit de penser au département offensif : avec Vlahovic dans la surface et le duo David-Openda inapte à remplir le rôle de premier attaquant, Lucio s'est retrouvé contraint de réinventer différents profils d'avant-centre. A Istanbul, ce fut le tour de McKennie, puis de Boga, puis de Yildiz. Coups forts, certitudes et transferts possibles : la double Juve qui vote pour Spalletti. Sans parler de l'expérience des Koopmeiners, reculés dans le trio défensif, en l'absence d'un interprète capable de guider la sortie du ballon par le bas. Imaginer une année supplémentaire avec des éprouvettes de laboratoire serait à la limite de la folie. À partir de là, la ligne s'est mise d'accord avec le club de la Juventus, travaillant pour lui fournir une équipe de purs spécialistes pour son 4-3-3. Effectif long et Next Gen : la stratégie de la Juve pour éviter les erreurs du passé Deux par poste - disions-nous - : le seul moyen d'éviter l'épilogue malsain de la saison écoulée. Sans réelles alternatives, la Juve s'est retrouvée à écraser les suspects habituels, arrivant à la ligne d'arrivée avec le voyant de réserve allumé de manière flagrante et avec plusieurs joueurs à l'infirmerie. C'est le cas de Kalulu, sur le terrain lors de 49 des 50 matches de la saison des Bianconeri, McKennie, Locatelli, Yildiz et Bremer : littéralement épuisé en fin de saison. Le Turc plus que quiconque, avec le dernier sceau de la saison - grâce aux problèmes répétés de genoux dus à une tendinopathie rotulienne - qui remonte au 21 mars. Et ce n'est pas un hasard si, sans son imagination, la Juve a perdu son chemin vers la Ligue des Champions. Calendrier Serie A 2026/2027 : de Juve-Milan au Derby d'Italia, les 38 journées programmées Bien entendu, avec les hypothèses financières évoquées ci-dessus, il ne sera pas facile de doubler le moteur de la Juventus. Mais Carnevali fera tout pour plaire au sélectionneur, piochant – sans exagération – dans le coffre au trésor Next Gen. Un nom avant tout ? Celui de Puczka qui, dans l'idée de Lucio, devrait être suffisamment structuré pour remplacer le propriétaire du couloir gauche. Ce n'est en effet pas un hasard si la Juve n'a pas activé le marché dans cette partie du terrain. Il faut d'abord comprendre si Cambiaso - comme il semble - sera parmi les sacrifiés. Quoi qu'il en soit, cet été, l'entraîneur aura l'occasion de travailler sur une série de systèmes de jeu standardisés et réalisables, indépendamment de qui se trouve réellement sur le terrain lors du match en question.