Alvaro Arbeloa traverse son pire moment depuis qu'il a succédé à Xabi Alonso sur le banc du Real Madrid. Les deux derniers revers en Liga (2-1 contre Majorque et 1-1 contre Gérone) et la défaite de la semaine dernière contre le Bayern Munich au Santiago Bernabeu ont compromis son avenir sur le banc de l'équipe blanche. Dans cette situation critique, certains de la presse catalane s'empressent de passer outre sa carrière d'entraîneur. Dans la tribune intitulée Un bluff appelé Alvaro, publiée mardi dans Sport par Enric Jove avant le match retour contre le Bayern Munich, Arbeloa reçoit une longue liste d'adjectifs durs pour sa gestion du Real Madrid. Il le qualifie de « pétillant bon marché », de « chiot du président avec un tableau noir » ou de « porte-parole en survêtement ». Alvaro ne trompe plus personne. Ni les supporters madrilènes. Ni le vestiaire. Ni, pire encore, lui-même, dit-il. Son bilan à la tête du Real Madrid sera médiocre. Même s'il reste hautain dans ses discours, dit-il. Il voulait être beaucoup de choses. Porte-parole du club. Bouclier du président. Haut-parleur pour les joueurs. Aussi docile et soumis avec le conseil qu'il était indolent avec les stars, dit-il. Un entraîneur faible que le vestiaire du Real Madrid a senti et dévoré en dix minutes. Il est entré dans cette cuisine en pensant qu'il était le chef. Ils lui mirent un tablier et l'envoyèrent se laver. Et il l'a accepté. Le 'syndrome de l'imposteur' porté au plus haut niveau, résume-t-il. Enfin, il assure que dans le football, comme dans la vie, ceux qui parlent trop finissent par se mettre en scène et qu'Arbeloa a fait exploser sa propre carrière. Il va même jusqu'à spéculer que peu importe ce qui se passe en Ligue des champions, une affirmation qui semble aujourd'hui risquée. Vous êtes coupable. Aujourd'hui, même une Ligue des champions ne le sauverait pas. Game over, conclut-il dans son article controversé.