Ça nous manque, l'identité de Spalletti est claire : la Juve a couru pour le satisfaire à la photo-finish

Ça nous manque, l'identité de Spalletti est claire : la Juve a couru pour le satisfaire à la photo-finish

May 04, 2026

L'analyse de Luciano Spalletti est amère. Le nul contre Vérone laisse d'ailleurs le sentiment d'une belle occasion manquée. D'une opportunité gâchée qui risque de susciter une appréhension considérable dans la gestion des trois derniers efforts de la saison. Mais en attendant, pour une navigation sûre l'année prochaine, il a déjà choisi de mettre la main en avant. Identifier un axe d'amélioration sur lequel l'entreprise travaille déjà : «Il nous manque un peu de vraie qualité dans le étroit, dans le marais des trois-quarts». Lucio détaille le besoin. On dirait qu'il parle à sa belle-fille parce que sa belle-mère veut dire : Il nous manque le milieu offensif qui est doué pour jouer dans l'étroit, car là, devant la surface de réparation adverse, cela devient une zone marécageuse et si ça ne marche pas pour toi, tu vas forcer certains jeux, ce qui augmente la nervosité et les difficultés. L'identité mène directement à Bernardo Silva, un as que la Juve suit déjà depuis des semaines. Une course qui ne s'est jamais arrêtée et qui continuera. En effet, si possible, il sera intensifié pour tenter de battre l'ennemi numéro un de la négociation qui pourrait amener les Portugais de City à Turin dans une photo finish : Barcelone. Juve, les difficultés contre Vérone Immense inconnue, encore plus grande qu'un changement de vie qui n'a pas encore fait son chemin dans le cœur de la promotion 94 : la MLS et la Saudi Pro League sont actuellement des options moins en vogue que celle des Blaugrana. Spalletti, même avec les considérations exprimées publiquement, s'efforce de garantir que le club le soutienne. Il veut à tout prix éviter de rester en pantalon de toile dans une saison au cours de laquelle il s'attend à ce que la Juve concoure à nouveau. Et non, plus pour un billet pour la Ligue des Champions. Contre Vérone, le type de joueur demandé par Spalletti a rapidement heurté le mur jaune-bleu. Le premier était David : il agissait quelques mètres derrière Vlahovic, essayant de récupérer le ballon entre les lignes. Sans chance et sans productivité, sans jamais laisser de traces tangibles. Le deuxième qui a tenté d'aborder le rôle le plus délicat de tous a été Miretti : deux tentatives extérieures à la surface n'ont pas trouvé le cadre, combinées cependant à une énorme quantité de mauvais appuis pour ses coéquipiers à la remorque. Enfin Yildiz. De retour sur le plan physique et serré dans une combinaison qui l'éloigne de sa zone de confort, c'est-à-dire de cet aile gauche qui, quand il va bien, peut le rendre dévastateur comme peu d'autres en Europe. La Juve n'a pas seulement besoin de Bernardo Silva, mais de Bernardo Silva lui-même. Pour la qualité, la personnalité et la mentalité. Il manque un champion de son envergure pour faire un pas vers la compétitivité en termes de championnat. Les dialogues avec Jorge Mendes sont hebdomadaires. Mais tout, même avant l’agent le plus puissant du monde, passera par le joueur. Du charme que la Juve ne pourra exercer qu’avec la quatrième place en poche.