Un match qui a fait jaser et fera certainement jaser aussi dans les prochains jours. Un Inter-Juve de haute intensité, qui s'est terminé avec les Bianconeri à 10 et la victoire de l'équipe de Chivu. Un match conditionné par l'arbitrage et surtout par l'expulsion injuste de Kalulu provoquée par la simulation embarrassante de Bastoni. Le centre de Luis Henrique au milieu est lent. La déviation de Cambiaso est trompeuse, mais son obstination à vouloir dévier en corner du pied droit est impardonnable. Il se rachète en partie sur la tête de Thuram, sur la bombe de Calhanoglu et sur la tête de Bisseck, encore une fois remis en cause par le but de Zielinski, sur lequel il n'est pas exactement le plus réactif. Ce n'est pas juste qu'il paie. Oui, il a été naïf à l'occasion du premier carton jaune, car il a bloqué une relance non potentiellement dévastatrice dans l'entrejeu des Nerazzurri. Mais la deuxième carte que La Penna lui brandit au visage gâche injustement sa soirée, grâce au geste de Bastoni. Il ne méritait pas de terminer si tôt un match enrichi par la réplique de McKennie, le passeur du but de Cambiaso. Di Gregorio embarrassant, le canard sensationnel qui donne le but à l'Inter L'arrêt sur la ligne de Zielinski, pour remédier à l'erreur de lecture commise par Kelly, vaut beaucoup. Déjouez de nombreuses actions de notation possibles simplement en comprenant d'abord le déroulement de l'action. Cependant, il ne sort pas toujours vainqueur du duel avec Thuram. Excellent match, jusqu'au coup de tête de Pio Esposito. L'homme ne pouvait être que le sien : il trompe même Locatelli. Le mauvais œil disparaît tout seul : le but contre son camp n'est que le résultat d'une malchance. A partir de ce moment, il comprit qu'il lui fallait retrouver des ressources nerveuses jusqu'alors inexplorées. Il se donne un but qu'il voulait vraiment grâce à sa façon d'attaquer le deuxième poteau, puis il se montre polyvalent en seconde période. L'action du départ, après 50 mètres de course, méritait plus de chance. Grande fête. Voleurs, bâtons de clown et arbitre incommensurable : la Ligue Marotta . Fureur des fans de la Juventus sur les réseaux sociaux Il va toujours à la verticale, sauve un but sur la ligne et agit véritablement en leader. La Juve a un entraîneur sur le terrain : aucun homme ne méritait plus que lui un déplacement 2-2. Ses efforts, malgré lui, furent vains. En première mi-temps, la Juve avait un taux de menace plus élevé à droite que l'habituelle chaîne gauche. Cela est également dû en partie à sa capacité à agir à court terme, ce qui met beaucoup de pression sur Bastoni. Il rate le cadre d'un délicieux tir à la 22e minute, puis le jeu prend une tournure qui l'exclut de la rencontre. Changement obligatoire. Il met son corps et son cerveau en action et affronte Dimarco avec énergie. Il a également été aspiré par une équipe de la Juventus qui est tombée trop bas. Intuition de champion cette fois aussi, ce qui permet à Cambiaso de marquer le 1-1. Mais quel gâchis devant Sommer en seconde période : il ne frappe pas le ballon d'avantage potentiel et c'est une tache. Puis, comme toujours, il se rattrape à sa manière : nouvelle passe décisive pour Locatelli, nouvelle perle ajoutée à une saison fantastique. Il prend des risques au départ, car les duels constants avec Sucic exposent ses fragilités, notamment en termes d'attention. En chemin, il trouve cependant du courage : la pierre vers le but de Sommer en seconde période est un joli bond en avant. A la demi-heure, la seule sonnerie : à peine plus qu'un coup de téléphone pour Sommer. Il agit comme un lion au milieu du terrain, retombant en cas de besoin, mais avec l'espace accordé par l'Inter en seconde période, il aurait pu faire mieux. Son équipe a non seulement le jeu, mais aussi le cœur. En près de quatre mois, il a créé un chef-d'œuvre. La gestion de l'infériorité numérique est prudente, la Juve paie une baisse d'énergie et la différence des valeurs techniques des individus, bien inférieures à l'Inter. L'épisode Bastoni-Kalulu n'aurait pas eu besoin du VAR, mais d'un arbitre attentif. Qu'il n'interprète pas le déroulement de l'action, mais qu'il l'observe simplement. Il ne réserve donc pas l'Italien pour simulation, mais le Français pour la faute tactique. La Juve a non seulement été cocu, mais aussi battue. De la pire des manières. Les excuses des dirigeants arbitraux ne suffiront pas. Pas cette fois. Le simulateur colle, l'Inter-Juve dénaturé : seule La Penna craque et le VAR silencieux, encore une règle folle.